Les allégories de Mattingly

06 octobre 2011

Voyageurs temporels

Internet est un outil étonnant... mais c'est surtout une "mémoire" qui accroit chaque jours son niveau d'information de façon exponentielle et qui stocke tout et n'importe quoi. Jamais, l'humanité n'avait encore eu à sa disposition une telle source d'information...

J'imagine nos descendants, d'ici quelques siècles qui pourront à loisir "observer" n'importe quel évenement de notre époque... avec le même décalage que si nous-même nous avions la possibilité de regarder des vidéos de Louis XIV ou de Jeanne d'Arc... 

Aujourd'hui, rares sont ceux qui possèdent des photos de leurs ancètres au-delà de leurs arrière-grands-parents.

Mais demain... nos arrière-arrière-arrière-...-arrière petits-enfants, auront la possibilité de tout connaitre de nos vies actuelles.

Tout cela pour dire que depuis quelques temps, on voit apparaitre sur internet des photos et vidéos étranges qui laisseraient supposer que certaines personnes voyagent dans le temps.

Il y a tout d'abord eu cette photo-ci, trouvée dans un musée :

ABYC000a00fa

On y aperçoit ainsi un individu à l'accoutrement soit-disant "décalé" par rapport à son époque :

viajantes

Ensuite, bizarremment, il y a eu la statue du pharaon sosie de Michael Jackson, trouvée également dans un musée :

Buste-Michael-Jackson-Pharaon1

Et puis, cette scène coupée d'un film de Charlie Chaplin, montrant une femme avec un objet à l'oreille évoquant un téléphone portable :

cell%20phone%20in%20Chaplin%20film_604x341

Le lien vers la video : http://www.youtube.com/watch?v=eiHKwrmYpU0

Et puis dernièrement, sont apparus des vielles photos d'individus étonnemment ressemblants à Nicolas Cage et John Travolta :

CageTravoltaGhosts

Bon, je ne vais pas m'amuser à analyser toutes ces photos en détails car de toutes façons, elle ne prouvent absolument rien... mais ce qui m'interroge ce sont les raisons pour lesquelles ces photos ou vidéos apparaissent subitement sur la toile depuis peu de temps.

Je suis d'ailleurs convaincu qu'il va y en avoir de plus en plus dans les années à venir et je tacherai de mettre à jour cet article au fur et à mesure.

Et puis bon, on constate déjà que sur ces 5 prétendus voyageurs temporels, il y a déjà 3 célébrités, ce qui n'a rien d'anodin et ce qui surtout facilite beaucoup l'identification.

Personnellement, je ne crois pas au voyage dans le temps... du moins, pas au sens d'un "déplacement " physique.

Cela dit, le voyage dans le temps est peut-être la nouvelle lubie de nos stars milliardaires. C'est d'ailleurs peut-être moins dangereux que d'aller dans l'espace... mais pourquoi inventer une machine à voyager dans le temps pour permettre à ceux qui peuvent se l'offrir d'aller se faire tirer le portrait dans le passé ?... J'avoue que j'ai du mal à comprendre...

Enfin bref... tout cela est désormais enregistré pour l'éternité dans l'internet... qui plus est, nous cotoyons peut-être sans le savoir des futures stars internationales qui voyagent à notre époque incognito pour se faire photographier, histoire qu'on les identifie de la même façon dans un siècle ou deux ;-) 

 

Posté par Mattingly à 09:30 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]


22 juillet 2011

Voyage dans le temps : SICOB 1971

Récemment, je suis allé faire un tour sur le site des archives audiovisuelles www.ina.fr

En toute curiosité, j'ai regardé le journal télévisé du jour de ma naissance (28/09/1971) : http://www.ina.fr/communaute/journal

Et figurez-vous que ce jour-là, se déroulait le SICOB, le Salon des Industries et du Commerce du Bureau.

En fait, le SICOB était le salon généraliste français de l'informatique, des réseaux et des télécommunications.

Journal1

Et j'ai donc découvert avec stupéfaction ce qu'était l'informatique de 1971....

Les journalistes présents dans ce salon nous montrent donc les toutes dernières innovations technologiques de l'époque.

1) Il y a tout d'abord l'ordinateur parlant :

Journal2

Un client rentre dans une banque et demande à la guichetière le montant de l'argent qu'il a sur son compte.

La guichetière s'empare de son téléphone, tabule les codes correspondants et aussitôt la réponse se fait entendre via le haut-parleur qu'on aperçoit sur la gauche de la photo.

La voix est très mécanique et franchement pas sexy... on se demande d'ailleurs bien pourquoi ça n'a pas marché ;-) mais c'était assurément là le début des boites vocales.

2) Ensuite, on nous présente une mallette révolutionnaire destinée aux représentants commerciaux :

Journal3

Quand il arrive chez un client, le représentant connecte le modem vocal de sa mallette au téléphone et s'identifie avec un switch personnel.

Journal4

Puis, il tabule les données correspondant à la commande. Par exemple : 500 sacs de farine.

Et l'ordinateur répond que la commande est passée en allumant un voyant. A noter qu'il est capable également d'indiquer si il y a suffisamment de stock pour que cette commande puisse se faire.

On nous indique alors que cette invention permet d'accélérer les délais dans le traitement des commandes et les livraisons...

3) Ensuite, vient la tablette graphique qui dessine à distance, via la ligne téléphonique :

Journal5

Cela permet notamment d'indiquer un point précis sur une carte (à partir du moment où l'on applique la même carte sur la tablette et sur l'écran).

4) Une calculatrice "extraordinairement" petite :

Journal6

Je vous laisse juge... sachant que le journaliste explique que "l'engin" n'est finalement rien d'autre qu'une règle à calculer très petite... ;-)

5) Et puis voilà enfin le "mini" ou "petit" ordinateur :

Journal7

Si le prix des ordinateurs normaux se situe entre 80 000 et 40 millions de francs (de l'époque), celui des "petits" en revanche ne dépasse pas 500 000 francs.

On nous explique qu'il en existe 1200 en 1971 et qu'il y en aura très probablement 7000 en 1975.

Alors à quoi ça sert ?

Ce sont des "surveillants" ou des "contrôleurs" infaillibles ;-)

On peut utiliser un petit ordinateur dans l'industrie pour contrôler par exemple des épaisseurs de tôle, ou même dans un hôpital pour surveiller une température ou un rythme cardiaque.

On peut l'utiliser aussi pour faire de la gestion, sachant que seulement 10% de ces petits ordinateurs sont à l'époque utlisés pour cela.

L'idée d'un réseau informatique pour mettre en commun de l'information est évoquée, au même titre que le réseau électrique d'EDF.

6) Les métiers de l'informatique :

 - l'Analyste :

Journal8

Il trouve des solutions à des problèmes posés par le chef d'entreprise. Par exemple : Comment livrer dans des délais rapides des produits fabriqués par l'entreprise.

Niveau d'études : Licence

- Le Programmeur :

Journal9

Il traduit les solutions d'un problème fournies par l'analyste et donne des instructions à l'ordinateur.

Niveau d'études : BTS

- Le Pupitreur

Journal10

Il s'assure que le système fonctionne correctement et répond notamment aux messages.

Niveau d'études : Bac

- La Perforeuse

Journal11

Elle traduit de l'information (lettres et chiffres) sous forme de perforations dans des cartes destinées à programmer l'ordinateur.

Niveau d'études : Aucun

7) Le dessin et l'animation par ordinateur

Journal12

Un ordinateur peut faire de l'art...et on nous montre un exemple de figures géométriques réalisés avec les ordinateurs de Meteo France (durant la nuit quand les ordinateurs sont disponibles)... on imagine aisément la puissance de calcul de l'époque ;-)

Journal13

Et enfin, voici probablement l'une des toutes premières animations numériques de l'Histoire... des points lumineux qui s'agitent et forment des arabesques.... on est à des années lumières du dernier Pixar ;-)

Que de chemin parcouru depuis cette époque de pionniers !!!

Posté par Mattingly à 05:42 - Commentaires [2] - Rétroliens [0]

12 avril 2011

Le Hasard, le Destin... et le Tricheur

Reprenons les éléments de notre analyse précédente et poursuivons dans une autre direction.

 

Le "temps" est un processus qui vise à transformer un état "présent" en état "passé".

La valeur ajoutée du processus correspond à une information obtenue par le biais d'une mesure => accroissement du niveau d'information contenu dans le cerveau

 

Etat présent + mesure => Etat passé + information

 

Le présent n'existe pas sans mesure de même que le passé n'existe pas sans information

 

Petit remarque au passage concernant la maladie d'Alzheimer : Processus inverse qui vise à transformer un état "passé" en état "présent"

Décroissance du niveau d'information contenu dans le cerveau => il y a une "anti-mesure" et suppression de l'information. La flèche du temps s'inverse => Les souvenirs remplacent la réalité

 

Etat présent – information => Etat passé – mesure

 

Et le futur dans tout ça ?

 

Le futur existe sous 2 formes :

 

-         Le "futur déterminé" est issu d'un processus d'amélioration continue qui vise à stocker l'information obtenue par le processus '"temps" => le Destin

-         Le "futur indéterminé" est issu d'un processus de dégradation continue qui vise à éliminer l'information non obtenue par le processus "temps" => le Hasard

 

De fait, Destin et Hasard sont 2 états co-existants que la conscience explore de façon simultanée. Dès lors qu'une mesure est effectuée, l'information obtenue est stockée en même temps qu'est éliminée celle qui n'est pas obtenue.

 

Prenons l'exemple du jet de dé.

 

Le "futur" correspond au résultat du lancé. Tant que ce lancer n'est pas effectué, et que la mesure du résultat n'est pas faite, l'information n'existe pas.

Si l'on tente d'imaginer cette information, on va puiser dans toutes celles que l'on a stockées dans notre mémoire (le résultat est forcément compris entre 1 et 6 et est en quelque sorte "déterminé").

Mais il existe pourtant une part de hasard qui dépend d'informations non stockées car non mesurées (la force du lancer, le poids du dé, etc…).

Ainsi quand on tente de prédire le résultat d'un lancer de dé, on remonte une information directement liée à une mesure passée qui a déjà eu lieu…. Il est impossible de remonter une information provenant d'un événement qui n'a jamais été mesuré par la conscience et encore moins quand il n'a jamais eu lieu.

De fait, quand le lancer est effectué et que le résultat est mesuré, nous l'enregistrons tout en éliminant tous les autres résultats qu'il nous aurait été possible d'obtenir.

 

On comprend bien ainsi que le résultat d'un tirage du loto n'a rien à voir avec le hasard… car s'il existe c'est qu'il est totalement déterminé lors de l'annonce des numéros J

 

Le Hasard, c'est ce que l'on ne mesure pas… et c'est ce qui ne permet pas l'émergence de l'information car cela correspond à un état indéterminé.

Le Destin en revanche, on ne le mesure pas non plus, mais c'est ce qui au contraire permet l'émergence de l'information car cela correspond à un état déterminé.

 

Pour pouvoir prédire le "futur" de façon quasi-certaine, il faudrait être capable d'annuler toute forme d'indétermination en donnant à l'état "présent" les caractéristiques nécessaires pour que l'information que l'on envisage puisse émerger à coup sûr de la mesure…

 

En gros, cela consisterait à tricher.

 

C'est pourtant à cela que nous sert notre libre-arbitre…

Il nous permet de choisir un Destin plutôt que de subir un Hasard… en trichant tout simplement.

Quand nous transformons nos rêves en réalité, nous transformons un "futur" en "passé". Mais pour que ce "futur rêvé" puisse se transformer en "passé réalisé", il faut déterminer l'ensemble du processus… en "forçant" le résultat des mesures faites dans le "présent".

 

Cela dit, quand on parle de "tricherie", c'est toujours connoté de façon négative mais tout Être disposant d'un libre-arbitre est un Tricheur en puissance car il est capable d'agir sur le "futur" pour l'orienter dans une direction qu'il aura décidé au préalable.

 

Voilà… et de là à dire maintenant que les Chanceux sont des Tricheurs… il n'y a qu'un pas, mais encore faudrait-il définir justement ce que l'on appelle la Chance ;-)

 

Posté par Mattingly à 04:37 - Commentaires [2] - Rétroliens [0]

04 août 2010

Logique temporelle tétravalente

On a coutume de penser que sur l’échelle du temps, le « Présent » se situe entre « Passé » et « futur ». => Passé, présent, futur

Mais c’est une vision erronée… il faudrait plutôt imaginer le « futur » se situant entre le « présent » et le « Passé ».



En fait, considérons simplement ce qui est accessible à notre conscience.



Nous n’avons en réalité conscience que de 2 choses : De notre « Présent » et de notre « Passé ».



En gros, si j’imagine que je suis en train de me déplacer, je sais dire « là où je suis » et « là où j’étais ».

Si j’essaie de prendre conscience de « là où je serai », je me heurte à deux cas possibles : soit ma direction est déterminée, soit elle est indéterminée. Ce « futur » que l’on tente tous de créer au quotidien pour décider de chacune de nos actions se situe en dehors de notre conscience.



Essayons de transcrire cela sous forme logique.



Notre conscience ne sait appréhender que deux états temporels :

 

-         PRESENT - « je suis » : 1 

-         PASSE : « j’étais » : 0





Attention, il ne faut surtout pas penser que l’expression complémentaire de « je suis », c’est « je ne suis pas », cela n’aurait pas de sens.

D’ailleurs demandez à quelqu’un qu’il vous dise « ou il n’est pas » et essayez ensuite de retrouvez l’endroit d’où il vient.



Hors de notre champs de conscience (dans notre imaginaire), nous supposerons qu’il y a 2 états possibles du « futur » :

 

-         FUTUR DETERMINE : « Je serai » : Ø1

-         FUTUR INDETERMINE : « Je ? (il faudrait inventer une forme de conjugaison complémentaire au futur) » : Ø0

 



On note au passage, que l’on supprime la notion de négation dans nos 4 états temporels.

Sous forme graphique on pourrait représenter cela comme ceci :

 

S1

 

Ce qui est vraiment intéressant quand on analyse cette forme de représentation, c’est d’essayer de comprendre le mécanisme logique de la bascule « Présent » / « Passé ».

 

Pour notre conscience, un événement devient « Passé » à partir du moment ou un instant « Présent » fait l’expérience du « Futur ».

En d’autres termes, je pars du « Présent », j’emprunte une direction déterminée ou non dans le « futur » et je laisse aussitôt derrière-moi le « Passé ».

 

Je disais au tout début que la chronologie « Passé – Présent – Futur » était erronée car au travers de cette réflexion, on comprend mieux qu’une meilleure chronologie serait : « Présent – Futur – Passé »…



Quand on reprend le schéma précédent, on peut définir 4 zones distinctes de part et d’autre des axes :

 

S2

 

Tentons un exercice de pensée audacieux et essayons de faire un lien avec la mécanique Quantique (rien que ça !).



Supposons que le fait de passer d’un état « Présent » à un état « Passé » corresponde à ce que l’on nomme une Mesure et que le fait de passer d’un état « Futur indéterminé » vers un état « Futur déterminé » corresponde à l’obtention du résultat de cette mesure : Une information.



On pourrait alors décrire les 4 zones de cette manière :

 

-         Zone A : Non mesure (Présent) & Oui Information (Futur Déterminé) => La mesure n’est pas faite mais une information est obtenue

-         Zone B : Oui Mesure (Passé) & Oui Information (Futur Déterminé) => La mesure est faite et une information est obtenue

-         Zone C : Non mesure (Présent) & Non Information (Futur Indéterminé) => La mesure n’est pas faite, aucune information n’est obtenue

-         Zone D : Oui Mesure (Passé) & Non information (Futur Indéterminé) => La mesure est faite mais aucune information n’est obtenue.

 

Si l’on considère que « observer le monde qui nous entoure » consiste à le mesurer en permanence en obtenant de l’information, c’est à dire, en faisant basculer en permanence un état « Présent » vers un état « Passé » pour le déterminer (c’est l’idée de la décohérence quantique), on peut tout de suite voir que les Zones A et D sont des zones Impossibles.



En effet, il n’existe pas de mesure sans information tout comme il n’existe pas d’information sans mesure…..

 

Ce qui est intrigant, c’est quand on tente de mettre cela en relation avec le contenu de la fameuse lettre ummite NR-20 (notamment l’annexe) : http://www.ummo-sciences.org/fr/annexe_NR20.htm

On nous explique dans cette lettre que « …L'exploration du graphe nodal d'un problème par le calcul formel consiste à obtenir une réduction à l'une des deux tautologies parmi {1 1, 0 0} qui valident une solution ou à l'une des deux impasses formelles parmi {1 1, 0 0} qui réfutent alors les hypothèses posées au niveau… »

 

Les zones A (Ø1 & 1) et D (Ø0 & 0) seraient donc des « impasses formelles »…

 

 

S3

Alors maintenant, posons-nous la question de savoir à quoi tout ceci peut bien nous servir ?

 

Prenons le fameux problème NP-Complet du « Voyageur de commerce ».



Quand notre voyageur commence son trajet, il doit faire un certain nombre de choix compte-tenu des chemins possibles qui se présentent à lui. Il se situe alors en Zone C car pour que sa situation de départ devienne « Passé », il doit suivre plusieurs « Futur » différents et indéterminés



A l’opposé, quand il a terminé son trajet et que par conséquent il a trouvé une solution possible à son problème, il se situe en Zone B car le chemin qu’il a emprunté est « réversible » et est devenu par conséquent déterminé… et issu d’une mesure.



Ainsi, on comprend bien que si notre voyageur se trouvait en zone A, il saurait avant même de partir quel chemin il doit emprunter (comme s’il obtenait le résultat d’une mesure sans avoir effectué cette mesure)… et s’il se situait en Zone D, il serait incapable de reconstruire l’itinéraire parcouru à son arrivée (comme s’il avait effectué une mesure sans en avoir mémorisé le résultat).

 

De fait, quand on soumet ce type de problème à un ordinateur, celui-ci ne fait pas la distinction entre les différentes zones et calcule tous les chemins (qu’ils soient possibles ou impossibles), en conservant ceux qui sont solution et en rejetant ceux qui ne le sont pas….

 

Mon idée serait alors de restreindre les calculs aux zones B et C uniquement afin d’éviter toute explosion combinatoire car tout calcul effectué dans les Zones A et D mène inévitablement à des impasses et fait perdre un temps considérable.

 

Prenons le problème simple suivant :

S4

 

A étant la ville de départ.

 

De manière intuitive, on voit tout de suite qu’une solution à ce problème est : A-B-C-D-E



Voyons comment il est possible de construire un mode de raisonnement logique qui permettrait d’aboutir à cette solution compte-tenu de tout ce qui a été présenté au préalable.



Ainsi, quand je suis au point A, je constate ceci :



-         Je suis en A

-         Je peux être en B (je le serai si j’emprunte la route qui mène de A vers B)

-         Je ne sais rien dire pour C (mais je sais que je n’y suis encore jamais allé)

-         Je ne sais rien dire pour D (mais je sais que je n’y suis encore jamais allé)

-      Je peux être en E (je le serai si j’emprunte la route qui mène de A vers E)



En appliquant ce raisonnement pour chacun des points, on obtient la Matrice des Possibles suivantes :

 

 

A

 

 

A

 



 

1

Ø1

Ø0

Ø0

Ø1

=> 2 chemins possibles en B et E

B

Ø1

1

Ø1

Ø1

Ø0

=> 3 chemins possibles en A, C et D



Ø0

Ø1

1

Ø1

Ø0

=> 2 chemins possibles en B et D

D

Ø0

Ø1

Ø1

1

Ø1

=> 3 chemins possibles en B, C et E

E



Ø1

Ø0

Ø0

Ø1

1

=> 2 chemins possibles en A et D

 

Toute la suite consisterait à donner une dimension « dynamique » à cette matrice en introduisant l’état « Passé » pour que n’importe quelle mesure permette de faire apparaître une solution.



On retrouve là ce qui est expliqué en toute fin de l’annexe de la NR-20 :

« Nous utilisons bien entendu dans nos raisonnements une vaste gamme d'opérateurs logiques ou causaux restrictifs qui sont nécessaires pour contraindre l'explosion combinatoire engendrée au cours du calcul formel. Les variables injectées dans le calcul sont elles-mêmes reliées par des relations contraignantes spécifiques au problème traité. »

 

A suivre… mais pour l’heure, je vous laisse cogiter cela J

Posté par Mattingly à 15:09 - Commentaires [3] - Rétroliens [0]

17 février 2010

Roulette russe

J’ai fais un rêve étrange cette nuit.

J’étais attablé avec 5 autres personnes : 1 femme à ma gauche et 4 hommes

On jouait à la roulette russe avec un revolver 6 coups.

Ma voisine a tenté sa chance la première et puis ensuite les 4 hommes chacun leur tour.

J’étais donc le dernier à saisir l’arme… et comme tout le monde avait survécu, je me suis alors dis que le coup fatal serait pour moi.

J’ai alors refusé de poursuivre le jeu… ce qui a provoqué la fureur de l’homme situé en face de moi. Il m’a dit que ce genre de comportement n’était pas autorisé et qu’à partir du moment ou j’avais commencé la partie, je n’avais pas d’autre choix que d’en accepter les règles et les conséquences, fussent-elles mortelles…

Alors soit ! J’ai peut-être triché…

Mais que faut-il penser de ça finalement ?

La roulette russe est normalement un jeu de hasard mais peut-on encore parler de hasard quand toutes les chances de perdre deviennent des certitudes ?

De façon plus générale… si un événement paraît improbable au tout début d’une situation, et qu’il évolue progressivement vers une probabilité de se réaliser de 100%… Est-ce pour autant une fatalité inéluctable ?

Et bien, mon rêve semble exprimer le fait qu’il existe toujours un moyen de s’extraire d’une situation qui pourrait sembler « Prédite » dès lors qu’on reste passif et soumis à un certain « système de règles ».

On pourrait penser toutefois qu’on se comporterait comme un tricheur en refusant de poursuivre une voie dans laquelle on s’engage pourtant au départ… mais y a t-il toujours tricherie quand les règles du jeu vous désignent progressivement perdant alors même que vous êtes sensé avoir les mêmes chances que tous les autres, à tout instant du jeu ?

Alors si un jour on vous annonce une prédiction concernant votre avenir (pas celui de quelqu’un d’autre)… gardez bien en tête la chose suivante : cette prédiction a toutes les chances de se réaliser si vous laissez évoluer votre vie de sorte que toutes les chances pour qu’elle ne se réalise pas, s éliminent peu à peu.

Et quand bien même cette prédiction semble sur le point de se réaliser… tant que ce n’est pas le cas, il n’est jamais trop tard. Votre libre arbitre vous permet à tout moment de quitter le système de règles qui conduit à sa future et potentielle réalisation.

Ce faisant, ayez bonne conscience surtout, vous ne trichez pas, vous ne faites qu’usage de votre droit à l ‘équité face au hasard.

N’est inéluctable que la vie que l’on laisse être.

Posté par Mattingly à 11:26 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]


25 septembre 2009

Le loup dans les nuages

Voilà une photo que j'ai prise à la volée, hier en roulant sur l'autoroute :

Le spectacle dans le ciel m'est apparu totalement surréaliste.

P240909_17

La nature réserve parfois des choses surprenantes...

C'est vrai qu'on peut souvent attribuer toutes sortes de formes aux nuages, cela dépend de l'imagination de chacun mais là..., on distingue clairement une tête de loup (le museau étant formé par un arbre et l'oeil de droite n'étant rien d'autre que le soleil masqué par les nuages).

Je précise que cette photo n'est en aucun cas retouchée.

Posté par Mattingly à 20:45 - Commentaires [3] - Rétroliens [0]

04 septembre 2009

La problématique de la poule et de l'orb

Voilà une expérience bien singulière que je vous encourage à faire vous-même.

Connaissez-vous les orbs ?

Non ? et bien voilà un mot nouveau que je viens de vous apprendre.

Attelez-vous maintenant à vous documenter le plus exhaustivement possible sur ce mystérieux sujet et procurez-vous ensuite un appareil photo numérique.

A vrai dire, si vous n'aviez jamais entendu parler des orbs auparavant, vous êtes exactement dans la même situation que moi il y a quelques semaines.

De fait, jusqu'à présent, toutes mes photos étaient… normales.

Mais il a suffit que je demande aux orbs d'apparaître pour que, miraculeusement, ceux-ci se montrent spontanément sur mes images :

SDC10193 SDC10195 SDC10177 SDC10174

Je n'avais jamais eu conscience qu'un tel phénomène puisse exister et il aura suffit qu'un jour je tombe sur un article qui parle de ça, pour que mes photos s'en trouvent totalement modifiées...

Alors que se passe-t-il ?

Ces orbs ont-ils été créés par mon désir de les voir apparaître ?

Peut-être ont-ils toujours été là… mais filtrés au travers de la perception sélective. Il aura ainsi fallu que l'information contenue dans mon cerveau change de nature pour que ma perception de la réalité change également.

Qu'est ce qui influence quoi finalement dans cette histoire ?

La pensée modifie-t-elle la réalité qu'elle perçoit ou bien est-ce la réalité changeante qui influence la pensée ?

L'un OU l'autre ? L'un ET l'autre ? Ni l'un, ni l'autre ?....

Posté par Mattingly à 14:40 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

14 août 2009

Pièges

Tout le monde connaît le jeu pour enfants "Pièges" :

90_1

http://www.trictrac.net/index.php3?id=jeux&rub=detail&inf=detail&jeu=90

Indépendamment de son coté ludique, j'ai toujours trouvé que ce jeu était une formidable machine à penser ;-)

Considérons les billes tout d'abord. Elles peuvent se trouver dans différentes situations : Sur le plateau (à l'intersection de 2 tirettes) ou dans un trou.

Le plateau quant à lui, sépare les billes apparentes en surface de celles qui ont disparus dans les trous.

De fait, pour une intersection de tirettes donnée, il peut y avoir 4 états possibles :

-         La bille se trouve en surface

-         La bille ne se trouve pas en surface

-         La bille se trouve dans le trou

-         La bille ne se trouve pas dans le trou

On pourrait ainsi distinguer deux aspects du plateau de jeu :

-         La surface : Ce qui est visible => Le semblant

-         Le dessous : Ce qui est invisible => Le faux semblant

Mais à quoi bon ce genre de "d'amusement", me direz-vous ?

Et bien à rebondir sur les bascules tétravalentes, bien sur ! ;-)

Comme je l'évoquais dans mon précédent post, une bascule classique (bivalente) c'est un simple contact qui permet de simuler physiquement, les deux états possibles de la logique booléenne : "0" & "1"

Si l'on ne considère que la surface du plateau de jeu. On peut très bien faire le parallèle avec ces deux états binaires :

-         La bille est présente sur une intersection : "1"

-         La bille n'est pas présente sur une intersection : "0"

On pourrait même dire que la surface représente ainsi les deux états possibles qui sont accessibles à la conscience.

Mais si l'on prend en compte l'ensemble du jeu, avec les 4 positions possibles de la bille, on intègre des états qui ne sont pas accessibles à la conscience car masqués par la surface.

En d'autres termes, on voit très bien si une bille se situe ou non en surface mais impossible de savoir s'il y en a une ou non sous une intersection tant que le trou n'a pas été ouvert.

4 états possibles donc, partagés en deux entre "visible" et "invisible",...ou entre "avéré" et "supposé"

Voilà donc une base de réflexion intéressante....

A SUIVRE

Posté par Mattingly à 09:41 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

12 août 2009

La logique du choix

"Choisir, c'est renoncer" comme le dit l'adage… Le genre de truc qu'on apprend d'ailleurs quand on fait des mathématiques, et notamment des calculs probabilistes.

Faire un choix, cela revient presque toujours à raisonner de façon très manichéenne. On sépare le bien du mal, le vrai du faux, le probable de l'improbable, le tout du rien… sans nuance.

Les ordinateurs fonctionnent de cette manière… Aussi évolués et perfectionnés soient-ils, ils ne savent pas raisonner autrement que façon binaire, avec des "0" et des "1" car la base première de leur architecture logique est une bascule.

En automatisme, une bascule c'est juste un contact… un interrupteur en quelque sorte qui n'a que deux états possibles : ouvert ou fermé. Les millions de transistors contenus dans un micro-processeur d'ordinateur ne sont rien d'autres que des bascules qui autorisent ou non le passage du courant dans un circuit électrique. De fait, ils ne savent que reproduire des états logiques issus de l'algèbre de Boole inventé au milieu du 19ème siècle.

Pourtant l'Homme est bien loin de fonctionner de cette manière…

Il raisonne avec les nuances et les ressentis. Il possède une intuition qui lui permet parfois de décider de façon irrationnelle.

Ainsi, vouloir simuler la logique humaine avec des bascules, c'est un peu comme si l'on voulait traduire une œuvre de Shakespeare avec un dictionnaire français/anglais de voyage… c'est très réducteur.

Sur le papier, il existe pourtant différentes sortes de logiques. Qu'elles soient floues ou tétravalentes, elles sont dites "multivaluées" pour la plupart. Elles permettent de construire des algorithmes de prises de décision proches de l'humain et facilitent l'approche des certains problèmes très ardus comme les fameux NP-Complet (exemple le plus typique : le voyageur de commerce : http://fr.wikipedia.org/wiki/Probl%C3%A8me_du_voyageur_de_commerce) ou permettent encore de mieux appréhender certains paradoxes comme celui du chat de Shrödinger notamment (http://fr.wikipedia.org/wiki/Chat_de_Schr%C3%B6dinger ).

Mais quand il s'agit de transposer ces algorithmes dans un ordinateur, on retombe toujours sur cette problématique de bascule…Imaginons par exemple, un état tétravalent qui soit à la fois ouvert ET fermé… on comprend bien que cela est physiquement impossible à réaliser dans un circuit imprimé.

L'avenir semble ainsi appartenir aux ordinateurs quantiques… dont l'architecture serait basée sur des "bascules quantiques" capables de reproduire physiquement ce genre d'indétermination.

Cela dit, comment pourrait-on imaginer quelque chose qui puisse être simultanément dans deux états opposés ?

En changeant de mode pensée probablement…

Essayons par exemple de supprimer la Négation dans notre façon de raisonner au quotidien.

Ainsi, au lieu de dire : Une chaise N'EST PAS une table… que pourrait-on dire à la place qui puisse nous permettre de comprendre la différence qui existe entre ces deux objets et sans jamais utiliser la moindre négation ?

L'exercice n'est pas simple…

On pourrait dire par exemple : Une table, c'est une chaise à 15% ou autre chose à 75%

Ou encore  Une table est composée de 70% de ce qui constitue la chaise et de 30% d'autre chose.

Regardons maintenant le monde autour de nous, et essayons d'élargir cette façon de penser à d'autres négations prises au hasard : un homme n'est pas une femme… un idiot n'est pas intelligent… un chien n'est pas un chat, …etc…

En supprimant la négation, en raisonnant sur des nuances et des complémentarités, nous nous obligeons à sortir du raisonnement manichéen qui limite notre capacité à faire des choix.

De fait, il n'y a plus de "bon" ou de "mauvais" choix. Il y a juste des choix qui tendent vers des solutions plus ou moins contrastées.

On ne choisit plus alors en renonçant mais en envisageant.

Posté par Mattingly à 10:59 - Commentaires [3] - Rétroliens [0]

11 août 2009

Le mensonge

Si l'on donne à un organisme la faculté de mentir, on développe chez ses congénères jumeaux, une capacité à douter.

L'ambivalence mensonge/doute conduit au discernement réalité/illusion et constitue ainsi l'une des bases du libre arbitre.

Dans l'éducation que l'on donne à un enfant, l'une des valeurs essentielle que l'on prône en général, c'est le "non-mensonge".

Si l'enfant s'entend dire "Ce que tu dis n'est pas vrai" quand il affirme que le soleil est bleu par exemple, cela contribue à formater sa représentation du monde dans un schéma bien déterminé, et cela tend à inhiber une partie de son libre arbitre.

Mais quand on y pense, on s'aperçoit que tous les grands génies ont d'abord été des grands menteurs.

Quand Galilée affirmait que la Terre était ronde… il mentait aux yeux de ses pairs.

Ce qu'il affirmait allait à l'encontre de ce qui était considéré comme vérité à son époque mais sa nouvelle représentation du monde a permis d'opposer ce qui était supposé "vrai" avec ce qui paraissait "faux".

De fait, il a suscité le doute chez certains de ses congénères qui ont alors mesuré l'écart entre SON "illusion" et LEUR "réalité"…

Et puis finalement,… CE mensonge est devenu UNE vérité… et Galilée est passé du statut de menteur à celui de génie.

On pourrait donc donner une nouvelle définition au verbe "mentir", beaucoup plus générale : Voir derrière l'illusion.

Imaginons maintenant une "échelle du mensonge" graduée de "0" à "100".

Tout en bas de l'échelle, on placerait quelque chose qui soit absolument incapable de mentir… c'est-à-dire un être ou un objet qui soit incapable de dissocier réalité et illusion… comme un robot par exemple.

Un robot ne dispose pas de libre arbitre… il fonctionne selon une programmation entièrement déterministe et ne peut en aucun cas "mentir" à son entourage.

Ensuite, sur l'échelle, on trouve tous les organismes vivants, du plus primaire jusqu'au plus évolué,… c'est-à-dire l'Homme.

Mais où se situerait-il finalement cet Homme ? Et bien probablement en dessous de 20….

Cela équivaut à dire que sa capacité à mentir est encore très fortement limitée par une représentation du monde déterminée par son environnement socio-éducatif.

L'Homme évolue pourtant, lentement, au fil des générations qui se succèdent.

Son libre arbitre se développe peu à peu et par le même occasion, son aptitude à "mentir".

Mais alors… peut-on imaginer un être situé tout au haut de l'échelle du mensonge ?

Pourrait-il exister un "menteur absolu", à savoir un être doté d'un libre arbitre total ?

En tous cas, si un type de ce genre apparaît un jour sur Terre, je le plains d'avance car il sera alors le seul être capable de voir le Réel, et personne ne pourra jamais le croire ;-)

Posté par Mattingly à 09:24 - Commentaires [7] - Rétroliens [0]